Patrick Kaloust ASLANIAN @ 2019

to the happy few
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SUMMERTIME

by Wolfsong.thePoet 2013

 

"Beautiful Light" - Starting with a nice acoustic guitar . .  develops into a wonderful dream with an electric guitar and a sax singing in the distance . . . 

 

"Green Mountain" - Awesome with large brassy horns . . . dramatic and poetic . .  the drums so minute . . . like wisps of clouds, footsteps in the haze on the mountain.

 

"Sitia Seaside" Featured drums and an expressive electric guitar . . . at times various sounds depicting sunshine and a sense of activity . .  a brightness shines through . . people are having their adventures under the blue sky and the ocean waves . . 

 

Over all, rather than call this music, "lounge" (although it has some lounge like atmospheres) I would call it poetic . . . the type of music in which the artist endeavors to create the feelings, moods, sensations and visions of the landscape . . 

 

And this artist was very successful, utilizing sounds and instruments of every kind to paint a vivid picture. I started listening because I thought I would hear music that would relax me . .  and although I was relaxed, I was interested . . . the musician artistically engaged me with the music and as this generous album played out, I was able to internalize all these visions. . .  Everything from the sea to the mountains .. . .  to the distant exotic East and back again to a Summer rainy day . . 

 

I think my favorite was "Inside" because of the beautiful harmony of the guitars . . . That was so gorgeous! But I don't know . . . maybe they all are my favorites . . . I guess I had better listen again!

 

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Wolfsong.thePoet 2013

http://wolfsongsmusic.blogspot.com/2013/06/artistic.html

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mercredi 24 octobre 2012

 

Comment est née la passion pour la musique ?

 

Je suppose comme beaucoup à l'adolescence. Certains vivent dans des familles où il est de bon ton de connaitre un instrument de musique. La plupart cependant font ce qu'ils peuvent. A 15 ans j'ai économisé 6 mois d’argent de poche pour m'acheter ma première guitare, une classique. J'habitais en Normandie à l'époque. Je ne sais pas ce quelle est devenue depuis. 

J'ai découvert quelques accords par moi-même. Ni cours, ni coach. Je me suis donc immédiatement mis à écrire. C’était magique et ça les resté. A l’internat un grand m'a montré quelques accords. 

J'ai d'abord mis en musique des poèmes de Jean-Pierre Ghesquière et Pierre Reverdy. Puis j'ai commencé à écrire. D'abord en anglais puis en français.

Très vite je suis passé à la folk. Je suis parti faire mes études à Paris. J’ai troqué un de mes tableaux contre une guitare douze corde Yamaha. Je jouais mes chansons dans le métro avec un harmonica. Puis j'allais au restaurant dépenser l'argent. Juste pour le fun.

 

Je sais que ce n’est pas évident, mais si tu devais te présenter en quelques mots ou quelques lignes, que dirais-tu ?

 

Déjà ce que je ne suis pas : chanteur. J'interprète mes compositions faute d’avoir rencontré des personnes pour le faire. Juste pour en garder une trace écrite. Je ne sais pas lire la musique : il me fallait donc un magnétophone : parfois on entend le feu de bois qui crépite à côté !

Chansonnier parfois, ou plutôt poète. Pas vraiment musicien : je m'accompagne.

J'ai découvert plus tard la magie des arrangements avec la worstation Roland XP45 et le multipiste sur pc avec cakewalk comme DAW, le tout en midi. Un monde passionnant qui m'a permis d’explorer d'autres sons différents du folk.

Donc un peu interprète, beaucoup chansonnier, un peu arrangeur et maintenant auto-producteur avec le studio ou je passe le plus clair de mon temps.

 

Quelles influences tu revendiques ?

 

Les chanteurs que j'écoutais en boucle :

Les écrivains : Ferré, Brel, Brassens, Moustaki, Gainsbourg, 

Les voix : Piaf, Barbara, Sanson.

Les interprètes : Montand, Aznavour, Reggiani, Dassin. 

Les anglo saxons : Dylan, Cohen, « Creedence Clearwater Revival », les Scarabées et les flamands roses. 

Pour la musique grecque Théodorakis, Xatzidakis, Savopoulos… Et tant d’autres que j’ai découvert plus tard comme ledZep,..

 

D'ou vient l'idée de publier maintenant ? Enfin je veux dire à 57 ans.

 

Laisser une trace. Donner un sens à mon travail. Partager, Peut-être trouver un public qui sait ! Je n'ai jamais pu vraiment me consacrer à la musique. Juste pendant les vacances et parfois les coups de blues. Dix chansons par an. Cet été j'en ai écris soixante. C'est que tout n'est pas perdu !

 

Tu as monté un Studio. En quelques lignes quels sont les équipements qui en font le coeur ?

 

Les incontournables ?

En fait depuis le minik7 stéréo on vit une époque d’accélération des possibilités offertes aux musiciens. Et même sans formation première on peut s’équiper à des prix raisonnables. Je ne pense pas trop m’être trompé dans le choix du matériel : 

 

Pour le mixage une console Presonus Studiolive 16 pistes pilotée sur iMac avec StudioOne ; 

Pour les arrangements une station Kronos de Korg. 

Pour la guitare électrique un Profileur d’amplis Kemper ; 

Pour l’électro acoustique le boitier Aura Spectrum de Fishman. 

Pour la rytmique le DR-880 de Boss ; 

Pour les voix le processeur Voicelive 2 de TC-Helicon, 

Pour la compression un rack ADL600 de Presonus. 

et bien évidemment quelques micros : Rode, Akg, Shure ; 

Pour l’écoute studio et régie j’ai choisi des Rockit et le correcteur Ergo de chez KRK.

 

Cela ne veut pas dire que je les connais par coeur. Mais j’apprends.

Tu as signé 3 albums ce mois-ci chez Jamendo en licence de libre écoute. Comment les présenterais-tu ?

 

Pour moi c’est un tryptique.

 

Avocalypse, le premier est un projet qui me tenait à coeur depuis longtemps. Le multipiste permet de travailler sur les vocalises les onomatopées et le morceau se construit. La moitié des chansons sont sur le thème de la politique mais il y aussi de l'humour.

 

Ballades, est beaucoup plus classique.  C'est peut-être ce qui convient le mieux a une écoute attentive.

J'aborde des thèmes, personnels, psychologiques parfois dramatiques mais aussi d'humour et poésie.

 

Acidestraduit mes premières expérimentations à la guitare électrique que je travaille depuis 4 ans. C'est surement le plus difficile d'approche car les thèmes sont majoritairement orientés politique et  guerre (8 chansons sur 13).

 

Comment tu répartis les tâches créatives ? 

 

Je construis d’abord une composition : rytmique, basse, guitare, synthé. Certaines n’acceptent pas facilement une mélodie. Je les élimine. Elles seront travaillées pour d’autres projets. Je place une mélodie et je les range dans un tiroir. Laisser décanter : très important. Laisser le temps faire son tri.

Cette année  il y avait plus de 100 compositions près à accueillir des paroles. En fait 20 sont allées remplir les candidatures de chaque album. 

Ensuite c'est Yves Carrion qui choisi et classe. Et je dois dire que ses propositions donnent une dimension nouvelle à chacun des albums. Depuis plus de 20 ans cette collaboration a toujours été précieuse et enrichissante.

Au bout du compte 12 ou 13 chansons sont publiées.

 

Comment as-tu choisi l’artwork ?

 

Pour moi les 3 albums sont indissociables. Un instantané 2012 personnel de société. 

J'ai choisi 3 aquarelles infographiques que j’avais réalisées en 2001-2002

Des nuages menaçant dans une steppe au coucher de soleil traduisant l’inquiétude pour l'album Avocalypse. 

Le vert et l'eau pour Ballades. Sérénité, mise à distance et réflexion. 

Le rouge incendiaire pour Acides qui est un cri et une douleur parfois insupportable.

 

Comment se passe la chaine de production diffusion promotion ?

 

Elle est réduite à sa plus simple expression. Lorsque que l'ordre des chansons est définitif, je maquette. Enfin un bien grand mot. Je ne suis pas non plus ingénieur du son, mais je concilie mes oreilles à l'écoute.

Elle est proposée en upload à Jamendo qui la publie quelques jours après.

Et là commence la mise à jour des sites internet que je gère.

 

 le site officiel, sur Tumblr. J'annonce sur facebook et twitter les publications.

Je réalise le songbook des albums que chacun peut télécharger sur le site.

Puis je cherche des idées pour des clips de présentation. Pour chacun d’eux je choisi les 30 secondes des passages les plus radiophoniques, une sorte d’audio digest. Puis je réalise un montage avec des footages libre de droit. Tout passe par l’image dans notre société.

 

Ensuite je construit le clip complet d'une chanson. Ca prend plus de temps. Mais ça permet de continuer à faire vivre la chanson.

Je mets les clips en ligne sur YouTube, Vimeo, Myspace, DailyMotion.

 

Pas de reproduction mécanique envisagée pour l’instant.

…et je passe à autre chose ! 

 

Non : de temps en temps je regarde les taux d'écoute et de lecture, les fans. (rires)

Je prends une photo et je fais un lien vers une chanson.

 

Que retiens-tu de cette première publication sur Jamendo ?

 

Dans un monde d'anonymat, il faut un miracle pour que quelqu'un soit reconnu. Et c'est peut-être mieux ainsi. La démocratisation de la communication à ceci qu’elle dilue et souvent nivelle par le bas. Mais c'est une autre histoire. Alors il faut se battre, être imaginatif. Jamendo c’est une idée géniale et tout ce qui est encore gratuit sur internet aussi.

Pour moi qui ne fait pas de scène, ce sera peut-être l'occasion de rencontrer des interprètes. D'avoir un retour .. dans 6 ou 7 ans !

J’ai encore beaucoup à améliorer ! Peut mieux faire dirait le prof !

 

Quelles étaient tes envies avec l’enregistrement de ces albums ?

 

Aller au bout d'une publication, terminer un cycle. Celui-ci est ma transition entre la France et la Crête.

 

Quels sont tes projets maintenant ?

 

Traduire en grec quelques chansons, rencontrer des interprètes.

Maquetter des chansons écrites depuis 1970 qui n'ont jamais été publiées.

Diffuser d’autres albums musicaux. Et continuer d’écrire composer et apprendre.

 

Si tu devais citer 3 disques sans lesquels tu ne pourrais vivre ?

 

Je ne sais pas. J'apprécie beaucoup de musique du monde entier sur chacun des continents. Quand je produis j'écoute peu. Quand je peins j'ai besoin de musique. Classique ou autre.  Peut-être ceux qui m’ont marqués ? 

Le premier album de Moustaki qui lui aussi se situe entre deux cultures comme Dassin et Cat Stevens.

 

Quels sont tes chansons préférées ?

 

Il y a deux ans on m’a demandé de chanter sur scène des chansons connues. Il se trouve quelles gravitent toutes autour des années 60. Bien évidemment c'est un album qui ne sera jamais publié pour des question de copyright mais ça ma permis de faire le point sur ce que j'aimais :

Dassin - Champs Elysées ; Brel - le plat pays, Amsterdam ; Aufray - Santiano, ; 

Ferré c’est extra ; Halliday - le pénitencier, que je t’aime ; Moustaki - le métèque, le temps de vivre ; les scarabés - let it be ;  Cohen - le partisan, Dylan - blowing in the wind, shelter from the storm…

 

En visitant ton site perso on découvre d’autres passions ?

 

La pédagogie d’abord. Cette partie est la plus riche du site avec les publications de mes élèves, leur classe d’environnement. En fait au départ c’était le site de la classe ! J'ai été instituteur de 1996-2008.

La peinture et le graphisme avec un aperçu de mon parcours.

Les spectacles donnés à Maridati depuis 4 ans que je film. Eleni Perinou amène des musiciens de toute la Grèce pour s’exprimer sur cette petite scène. On apprend beaucoup en regardant les musiciens sur scène. 

Il y a aussi des documentaires ainsi que des podcasts que je publie régulièrement.

Guitare, pinceau, caméra, photo, montages et apprentissage.

 

Pour le titre Métacréation ?

 

C’est ce qui se passe après (meta en grec) la création.

 

Question plus personnelle. Est-ce que le fait d'être à la retraite change quelque chose ?

Oui c'est une nouvelle vie qui commence et j'espère qu'elle sera longue.

 

Et le choix de la Crête ?

Les gens sont très accueillants. une île c’est aussi l’isolement nécessaire à la création.

interview 2013

De quels instruments joues-tu ?

 

A 18 ans j’ai commencé sérieusement avec une guitare 12 cordes et quelques harmonicas. Très simple pour jouer dans métro ! J’ai composé mes premières chansons que l’on retrouve dans les albums Au fil du temps, Au jour le jour, J’existe, L’atelier et Mémoires. D’abord en anglais puis en français. Ce n’est que bien plus tard que j’ai commencé a écrire en grec. 

 

J’ai découvert bien plus tard la guitare électrique. En fait dès que j’ai pu disposer d’un local ou je ne dérangeait personne pour jouer sans un casque sur la tête !  

Puis j’ai troqué mon Roland XP50 pour le Korg kronos qui me soutient pour l’orchestrations et l’inspiration. 

 

Depuis combien de temps tu pratiques ?

 

pour la guitare on dira 40 ans. Pour le synthé et la guitare électrique, environ 4 ans.

 

Qui ou quoi t'as donné envie de faire de la musique ?

 

J’écrivais des poèmes à l’adolescence. La musique m’a obligé à des règles temporaires. Et surtout lier 2 passions : poésie et musique.

 

Pourquoi ces instruments là ?

 

la guitare est idéale pour l’accompagnement des voix. Et puis ça toujours été mon instrument préféré.

La station de travail Kronos, c’est surtout quand je me suis mis sérieusement a revisiter mes chansons pour les enregistrer en studio. La restitution des sons est de très bonne qualité.

 

Les textes : comment se passe une séance d’écriture ?

 

Une feuille, un carnet de voyage, avec le carnet d’esquisse. En studio avec l’ipad pour me relire, imprimer ou partager. Je peux en écrire une par jour. Pendant l’été 2012 j’avais la veine. J’ai écris les textes de 5 albums (Avocalypse, Ballades, Acides, Vue du Ciel et Aigremoine …)

 

Quels sont les thèmes que vous abordez ?

 

Souvent poétiques. C’était d’ailleurs le point de départ. Soutenir le texte par la musique. C’est toujours ainsi que je commence, même si c’est plus difficile. En fait on est dans l’illustration musicale. Comme un compositeur de musique de film va trouver un titre à son thème. Je trouve un texte pour l’habiller, même si ma voix n’est pas toujours au rendez-vous pour le mettre en valeur. Du moins cela m’aide quand nous cherchons les mots justes pour traduire un texte en grec.

 

La solitude, l’amour, l’injustice, la guerre, le départ, les rencontres, le rêve, les souvenirs, l’humour, la vieillesse, des chansons pour enfants aussi. 

 

Que t'apporte la musique dans la vie ?

 

Elle m’aide à vivre. En fait elle est ma vie ; C’est mon espace de liberté. Ma bulle. On n’oublie beaucoup de l’hyper informatif morose. C’est peut être une des rares libertés qu’il nous reste… même si certains se font tuer pour avoir exprimé leurs idées comme ce jeune grec en 2013, Pavlos Fryssas exécuté par l’extrême droite.

 

 

Quel est l'artiste dont tu envies la carrière ?

 

Franchement aucun. Même si j’ai eu des admirations pour certaines Célébrités de la scène. Mais je découvre chaque jour sur des sites internet tant de talents inconnus. 

Les médias nous disent ce que nous devons aimer et consommer.

En fait c’est vivre de sa musique que souhaite simplement un musicien. Vivre sa passion. Ce qui n’est pas mon cas.

Comme je suis aussi plasticien, j’ai gardé cet esprit de l’indirect. 

Je n’est que rarement pratique de l’événementiel, du direct avec le public, même si c’est fascinant.

Ca a de gros avantages de vivre dans l’ombre. Les pressions ne vous détruisent pas.

On se sent libre d’exploiter plusieurs voix parallèles, sans directeur de conscience ou de marketing.

Changer de style, découvrir, apprendre, sortir des sentiers battus.

 

 

Quel styles musical  joues-tu ?

 

Pas facile de mettre un nom sur sa propre création. disons pour faire simple, du folk, du pop et de l’atmosphérique style lounge parfois du classique, du jazz.

D’un coté la chanson poésie, de l’autre l’orchestration.

 

Quelles sont tes recherches actuelles ?

 

Actuellement, je m’exerce aux rythmes orientaux, grecs, balkans qui, ici en Crête on beaucoup d’importance. Ce n’est pas tout de traduire une chanson dans une langue pour quelle soit appréciée. Il faut apprivoiser cette âme grecque si vivante et indéracinable. Même si tous les autres styles du monde on fait des incursions passagères, ils n’ont jamais supplantée les traditions.

Même si a Athènes les jeunes sont très européens. Ici on danse sur des rythmes orientaux.

 

Quels styles musicaux écoutes tu ?

 

j’écoute tous les styles de musique. Classique, folk, rock, musique traditionnelle principalement et essentiellement grecque. mais j’écoute aussi les jeunes talents inconnus, parmi mes fans sur reverbnation très prometteurs. Ouf ca bouge sur la planète !

 

Ta devise en tant qu'artiste ?

 

Suivre ses intuitions, beaucoup travailler, se remettre en question et accrocher sa charrue a une étoile… 

Tant que mes rêves dépasseront la réalité je continuerai de rêver.

 

Ton meilleur souvenir artistique ?

 

Au festival de musique moderne de Thessalonique. J’avais 18 ans. Je jouais Travelling in May. Quand j’ai entamé le solo d’harmonica les spectateurs sont entres en délire. Si on pouvait récupérer toute cette énergie pour la réinjecter au quotidien…

 

Ton pire souvenir artistique ?

 

Le doute quotidien sur ma création. même si je suis passionné parce ce que je fait. Ca ronge de l’intérieur. 

Mais bon on vit avec. C’est le lot de l’ombre et de l’anonymat.

 

Ton 1er concert (en tant que spectateur) ?

 

A Paris, je crois que c’était à la fête de l’humanité.

 

Ton dernier concert (en tant que spectateur) ?

 

été 2013 à Sitia pour le premier festival de musique méditerranéenne organisé par Ross Daiy, un grand joueur de lyre crétoise qui avait invité des instrumentistes italiens, égyptiens. C’était magique !

 

Ton 1er concert en tant que musicien ?

 

je ne fait pas de scène. Même si j’ai organisé des spectacles pour mes élèves quand j’étais instit.

J’ai filmé pendant plusieurs années les spectacles des autres

La raison ? J’ai de grand problèmes de mémoires pour les textes.

 

 

 

Ton lieu de concerts préféré (en tant que spectateur) ? 

 

Style concert champêtre à l’américaine. Les enfants jouent au freesby. les hommes sont autour de la bière pression. mes aussi les ambiances boites petit groupe (200 au maximum). Mais j’aime bien aussi le style Itunes festival à la maison.

 

Comment tu organises ton temps autour de la musique ?

 

Tâtonner, expérimenter…

La plupart de mes heures se passent au studio. Il est constitué de 3 pièces. le studio proprement dit avec un cabine micro.

 

Apprendre…

Il y a de nombreux didacticiels et des livres. Il y a toujours à découvrir et redécouvrir.

 

Assembler et finaliser…

En face, côté cuisine c’est la régie. dans laquelle je passe le plus clair du temps. pour gérer les montages, préparer les mix que je traite plus tard dans la pièce de master, là où je me coupe les cheveux diraient certains qui pensent que l’on ne peut pas « se mastériser ». Ils ont sûrement raison. 

Mais il faut bien apprendre pour le faire pour les autres, mieux que pour soi-même. Donc « casser du son » et des omelettes numériques. 

J’ai toujours cinq a six albums en préparation : j’ai de la matière pour quelques années.

 

Mettre en ligne, correspondre être présent sur les réseaux sociaux…

Après il y a des heures de relation sur la toile. Concevoir des clips, mettre a jour le site internet, contacter les fans, mettre en ligne des albums. Travailler le graphique des pochettes. Heureusement je puise pas mal dans ma production graphique. 

 

Ecouter les autres…

Pendant une partie de sa vie on se fait « une culture », on découvre la musique reconnue du monde. Et puis on s’aperçoit que c’est la face émergée de l’iceberg ! Imaginez le nombre de talents inconnus des siècles passes. Mais on se doit être a l’écoute et donner un peu de chaleur a toutes ces personnes pour qu’ils croient en eux, même sils ne sont ni reconnus ni sponsorises.

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FACE A FACE POCHETTE ITUNES.jpg

interview préparé par Kizym 2014.

 

Kizym : Bonjour Patrick Kaloust Aslanian ! Avant de commencer, pouvez-vous nous éclaircir sur votre parcours ?

Pka : Merci de l’intérêt que vous portez aux artistes publiés sur votre plateforme. Un parcours assez simple en fait. A l’adolescence une passion pour la création : l’écriture, la peinture, la sculpture et la musique. Aucune de celle-ci ne se sont éteintes au fil du temps. Et puis ca va très vite. On te fait comprendre qu’il faut gagner sa vie et que la bohème, c'est pas une solution. 

Alors on essaye de concilier les deux. Trouver un métier qui passionne, dans lequel on peut s’investir mais qui offre du temps libre pour se ressourcer et créer. Après des études de langues et d’architecture, j’ai choisi le métier d’instituteur. Je m’engage en pédagogie Freinet, bien avant que les instructions officielles mettent l’enfant au centre des apprentissages. Je consacre chaque été à la création. peu d’expositions ou de scène et pas de publication.

Chaque année je compose quelques chansons. 

Puis je rencontre, Yves Carrion, parent d’élève et intermittent du spectacle. Il m’aide à monter le premier spectacle avec mes élèves dans la cour de l’école Jean Moulin à St Maximin la Ste Baume.

L’année scolaire, a laissé place à une amitié durable et indéflectible.

Il donne des titres à mes albums, s’occupe des déclarations Sacem, me guide pour ce qui concerne l’ingénierie du son.

Pendant des années, les chansons s’entassent dans les magnétophones, les tiroirs et les disque durs. 

Puis arrive le privilège de la retraite, choisie, presque anticipée.

Yves m’aide à planifier et construire mon studio maison comme disent les anglais.

Ca commence à devenir sérieux. En pédagogie on parlera de tâtonnement expérimental. en musique, c’est comme pour toutes les passions humaines, c’est le besoin qui fait que l’on a envie d’apprendre.

L’aventure  commence donc en 2009. Ca devrait mettre du baume au coeur des seniors !

Kizym : Etes-vous seul à composer et jouer vos titres ? 

Pka : Pour l’instant je compose seul. Jusqu’en 2013, j’étais seul à interpréter. Surtout parce que je ne connaissais personne autour de moi.

ici en Crête j’ai rencontré Popi Xénidaki, qui chante le répertoire traditionnel grec. J’ai maquetté un album avec des chansons traditionnelles. Puis on s’est attelé à la traduction de chansons qui lui plaisaient pour les adaptées à la langue grecque. Cel a donné lieu à un premier album : 2013 : FACE A FACE

 

Kyzim : Combien de temps avez-vous passé à développer votre maîtrise de tous ces instruments ?

Pka : En fait, il faut laisser le temps aux apprentissages. Ca se réalise par palier. Au départ on voit les difficultés comme des montagnes. Honnêtement on se retrousse les manches, on se met au travail, et on s’aperçoit qu’un palier est franchi. Ca devient plus facile un certain temps…

avant de se trouver face à une nouvelle marche. Ainsi par palier successifs, on se retrouve en auto-formation permanente. Avec le développement des du e-learning. Ca facilite beaucoup les choses. il suffit d’y croire et d’y consacrer du temps.

Question de choix. En mesure ça s’étale en années, quand on ne peut pas s’y consacrer a plein de temps. Actuellement je découvre la station de travail Kronos, qui m’a beaucoup servi pour « Summertime ».

 

Kyzim : Avez-vous un instrument de prédilection ?

Pka : Ça reste la guitare. (j’en ai plus de 10 !) Ça se transporte. Ça accompagne la voix. Ça permet la création même si on ne connais que 2 accords ou que l’on a quatre cordes. Ca s’accorde de pleins de façons différentes. Ca sonne le métal, le bois, le nylon. Ca s’électrifie, ca se midi-fie.

Si l’instrument vibre en jouant c'est que c'est « ton instrument ». Et puis il y a le mythe de l’instrument. la caisse que l’on décore, le compagnon du stoppeur…

Kizym : Quelles sont vos influences musicales ? Pouvez-vous nous citer quelques artistes ?

Pka : Mes parents sont de 2 pays différents. Même si la musique n’a jamais été leur tasse de thé, je me suis imprègné à l’adolescence de ce qui circulait en France et en Grèce.

Ce que j'écoutais en boucle :

Les écrivains : Ferré, Brel, Brassens, Moustaki, Gainsbourg, Higelin, Cabrel, Goldman.

Les voix : Piaf, Barbara, Sanson.

Les interprètes : Montand, Aznavour, Reggiani, Dassin. 

la musique de tradition : Malicorne

Les anglo saxons : Dylan, Cohen, Creedence Clearwater Revival, John Lennon, les Pink Floyds, Patti Smith, Led Zeppelin.

Pour la musique grecque : Mikis Théodorakis, Manos Xatzidakis, Dionisos Savopoulos, Xaris Alexiou, Stamatis Spanoudakis

 

 

Kizym : Les paroles et mélodies de vos titres sont imprégnés d’une réelle poésie : quelles sont les sources de cette inspiration ? 

 

Pka : C’est la musique qui m’inspire. J’ai l’idée d’un accompagnement à la guitare au synthé ou d’une rythmique et je fredonne une mélodie. J’enregistre et je laisse décanter. Le temps est un allié. Je peux ainsi passer trois mois de recherches musicales sur un thème.

Plus tard j’ouvre un tiroir. j’écoute, je trie. Certains brouillons musicaux iront pour des compositions instrumentales, d’autres pour des chansons. Je choisis un morceau.

j’écoute en boucle, j’écris tout ce qui me passe par la tête. Comme un scénario de film. Si la première strophe vient... Le reste du texte suit.

 

Kyzim : Comment ces idées vous viennent-elles ?

Pka : C'est un mélange entre le carburant de la vie personnelle, la société dans laquelle on vit, les rencontres. Il suffit d’avoir quelque chose à dire. La solitude, l’amour, l’injustice, la guerre, le départ, les rencontres, le rêve, les souvenirs, l’humour, l’instantané, le temps qui passe, la contemplation. La musique est un espace de liberté qui malheureusement se réduit comme une peau de chagrin, une goutte d’eau dans l’océan.

 

Kizym : A travers vos musiques, on sent que vous avez beaucoup voyagé : est-ce une fausse impression ?

Pka : Je suis un peu nomade, sans véritable racine. Je ne suis jamais resté plus de 4 ans dans une même ville, une même école. Adulte j’ai voyagé à Aix en Provence, Amsterdam, Florence, Berlin, Santorini, pour la peinture, pour la correspondance scolaire, l’amitié, les paysages. Je suis allé en Pensylvanie, comme au Burkina Faso...

 

Kizym : Votre musique nous fait voyager vers de nombreux horizons, mais si vous deviez dessiner votre Univers à vous, un Univers qui rassemblerait toutes ces musiques, à quoi ressemblerait-il ?

Pka : Je n’arrête pas de dessiner, d’inventer des univers graphiques. Tout rassembler dans un seul tableau c’est difficile. On le fait album par album. Et Yves Carrion en est le chorégraphe. En pédagogie on dit que l’on enseigne pas ce que l’on sait mais ce qu’on est. Dans une exposition de peinture, c’est l’espace qui sépare deux tableaux qui donne son sens à l’ensemble. Un album c’est comme une exposition. On choisi d’accrocher les musiques dans le temps et l’espace d’une écoute personnelle. Le zapping, c’est un peu comme le fast food, pas forcément bon pour la santé.

Dans cet univers on retrouverait, d’une manière ou l’autre, la paix, la sérénité et la joie.

 

Kizym : Vous offrez l’évasion à vos auditeurs. En plus de cette qualité, avez-vous un message à véhiculer à travers vos créations ? Si vous aviez quelque chose à dire à vos fans, quel type de message cela serait-il ?

Pka : Vivez la musique et ne vous laissez dicter vos choix par personne. Une chanson ça peut parfois sauver une vie. 

Kizym : Merci à vous Patrick Aslanian ! Auriez-vous un dernier mot à dire pour terminer cette interview ?

J’ai pris un vrai plaisir à vous répondre. La balle est dans votre camp.

à bientôt 

Patrick Kaloust ASLANIAN / Kyzim 2014